Articles - La Une

Efficacité du « vaccin » anti Covid à ARNm, l’étude d’EPIPHARE (1) encensée par les médias pourtant entre « cherry-picking » et défauts structurels…

La Une 6 Ajouter un commentaire
0 Note
Dernière mise à jour :
Efficacité du « vaccin » anti Covid à ARNm, l’étude d’EPIPHARE (1) encensée par les médias pourtant entre « cherry-picking » et défauts structurels… COMMUNIQUE DU 11 JANVIER 2026

Objet : Efficacité du « vaccin » anti Covid à ARNm, l’étude d’EPIPHARE (1) encensée par les médias pourtant entre « cherry-picking » et défauts structurels…

L’association Ensemble Pour La Planète (EPLP) s’inquiète de la publication, dans un mensuel local (1), d’un article présentant l’étude EPIPHARE sur l’efficacité des vaccins à ARNm contre la Covid-19 comme une vérité indiscutable, « contredisant les antivax par les faits ».

Or, la science ne progresse ni par anathèmes, ni par l’invocation d’une autorité présentée comme incontestable (2).

Contrairement à ce qui est suggéré, l’étude EPIPHARE ne constitue pas un verdict scientifique définitif. C’est une analyse observationnelle, reposant sur des choix méthodologiques discutables et discutés, des hypothèses non neutres, et des bases de données non accessibles à la vérification indépendante.

Elle fait l’objet de critiques méthodologiques argumentées, émanant de statisticiens, d’épidémiologistes et de démographes, portant notamment sur :
- les critères d’inclusion et d’exclusion des populations étudiées ;
- la définition temporelle des expositions et des événements analysés ;
- et le verrouillage institutionnel des bases de données sanitaires, qui interdit toute vérification indépendante.

La majorité des événements indésirables est exclue de l’analyse finale, les critères sont techniques, opaques et non vérifiables. Une prudence élémentaire s’impose donc. Mais cela semble échapper à nombre de journalistes crédules…

Dans l’analyse EPIPHARE, les 14 jours suivant la première injection sont classés en période dite « non protégée ». Conséquence : les événements indésirables survenant pendant cette phase sont imputés au groupe des « non vaccinés ».

Ce choix méthodologique est loin d’être neutre car il déplace mécaniquement les événements indésirables précoces hors du groupe des vaccinés et renforceartificiellement l’effet bénéfique observé après cette période dans ce dernier groupe (au détriment du groupe des « non vaccinés »).

L’étude EPIPHARE illustre aussi parfaitement la dérive du « cherry-picking » (3) statistique mis au service d’un récit institutionnel prédéfini.

Par exemple, les personnes vaccinées en priorité ne sont pas strictement comparables aux non vaccinées par des différences d’âge, de comorbidités, de suivi médical, et de comportement vis-à-vis du système de santé. Même avec des ajustements statistiques, le risque de biais résiduel est majeur, en particulier sur la mortalité toutes causes confondues (et à l’évidence, c’est le cas ici, voir plus loin… ).

Enfin, l’affirmation selon laquelle la vaccination anti covid à ARNm réduirait la mortalité par des causes non liées au Covid pose une question scientifique sérieuse : un vaccin ciblant un virus respiratoire peut-il mécaniquement réduire la mortalité par noyade, chute ou accident de la route ? On en doute mais l’étude dit que oui !

Un tel résultat, spectaculaire, devrait susciter prudence voire méfiance. La « célébration médiatique » n’est, à ce stade, pas de mise puisque le résultat de ces choix méthodologiques est, à tout le moins, une construction orientée, incompatible avec une démarche scientifique honnête.

Les critiques portées à EPIPHARE ne relèvent donc ni du complotisme ni d’une posture « antivax ». Elles constituent « seulement » la pratique normale et nécessaire du débat scientifique, sans lequel aucune conclusion ne peut être considérée comme définitivement établie.

Une nouvelle fois, EPLP conteste la confusion entre science et communication institutionnelle triomphante et dénonce vivement la criminalisation du doute raisonné (et raisonnable !).

La science progresse par contradiction argumentée, pas par disqualification morale de la critique. Ce n’est pas un outil de discipline sociale. C’est un processus perfectible par nature.

Quant à la confiance, elle se construit par la transparence tandis que le déni du débat, lui, est la fabrique de la défiance.

EPLP estime que les vaccins ARNm anti-Covid ont fait l’objet d’une promotion institutionnelle (et médiatique) déconnectée des signaux d’alerte disponibles et en conteste la sécurité ainsi que la pertinence au regard des données accessibles.

EPLP rappelle qu’elle demande depuis 5 ans et dans le respect du droit, la mise à disposition des données calédoniennes démographiques et de santé, l’ouverture d’un débat public contradictoire sur la gestion de « crise covid » et la fin de l’amalgame imbécile entre pratique critique et dangerosité sociale.

Pour EPLP,
Martine Cornaille


(1) Après nombre d’organes de la presse nationale.

(2) EPIPHARE est un groupement d’intérêt scientifique (GIS) associant l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM). Il a pour mission de conduire des études pharmaco-épidémiologiques à partir des bases de données de santé françaises afin d’évaluer les effets, l’efficacité et la sécurité des produits de santé en conditions
réelles d’utilisation.
EPIPHARE entretient donc des liens étroits avec les services étatiques gestionnaires de la crise Covid, peu enclins à reconnaître d’éventuelles « erreurs » fussent-elles d’appréciation »

(3) Le cherry-picking consiste à ne retenir que les données, périodes, sous-groupes
ou indicateurs favorables à une thèse, tout en écartant explicitement ou implicitement
ceux qui la nuancent ou la contredisent. C’est précisément ce que l’on observe dans
l’étude en cause.


Vous aimez cette communication ? Partagez-la avec votre entourage !

COM 20260111 - Com étude EPIPHARE.pdf