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Composition du cabinet de la présidente de la Province Sud : entre-soi, pléthore et déconnexion

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Composition du cabinet de la présidente de la Province Sud : entre-soi, pléthore et déconnexion COMMUNIQUE DU 17 JANVIER 2026

Objet : « Composition du cabinet de la présidente de la Province Sud : entre-soi, pléthore et déconnexion »

Après près d’un an d’attente et deux relances, la Province Sud nous a enfin transmis la composition du cabinet de sa Présidente. Ce document appelle de notre part des constats sévères et des interrogations majeures quant à l’usage de l’argent public et à la cohérence des choix opérés.

Le cabinet compte encore 23 membres (dont 10 emplois à temps complet et 13 à temps partiel). À l’heure des discours sur la rigueur budgétaire et des sacr fices demandés aux citoyens, cette inflation de conseillers aux missions aux contours flous interroge frontalement : pour quoi faire, pour qui, et avec quels résultats ?

Parmi ces 23 personnes, on compte seulement 6 femmes et 3 Océaniens. C’est bien peu ! Cette composition ne reflète ni la société calédonienne, ni les discours affichés sur l’inclusion et l’exemplarité. Illustration de ce que le « destin commun » n’est qu’un slogan.

Au moins deux profils apparaissent en interaction étroite avec la vie associative ce qui soulève de graves interrogations sur la confusion des rôles, l’indépendance réelle des acteurs et l’existence de garde-fous déontologiques.

NB : on le savait, dans ce microcosme, le contre-pouvoir semble toléré tant qu’il reste inoffensif pour le pouvoir en place…

De nombreux membres du cabinet sont inconnus du public, sans expertise identifiable. Perçus comme de simples “porte-serviettes” par l’opinion, ils sont cependant installés au coeur du pouvoir…

Alors que les crises environnementales structurent l’avenir du territoire, aucun profil environnementaliste n’apparaît au cabinet. Et donc, zéro expertise sur des dossiers pourtant centraux (mine, littoral, biodiversité, climat, agroécologie, eau…;). Un vilain angle mort politique lourd de conséquences à brève échéance… A la province Sud, l’environnement n’est pas une priorité politique, seulement un décor de communication.

Quelle est la réalité de l’investissement de certains membres ? Deux exemples.

La présence d’une presque centenaire interroge sur les critères de recrutement et l’effectivité du travail. S’agit-il uniquement de reconnaissance particulièrement « durable » ?

Quant au directeur de cabinet, il est à temps partiel et exerce une autre activité professionnelle dans l’Hexagone. On s’interroge : comment concilie-t-il une fonction stratégique locale avec une présence partagée à des milliers de kilomètres ?

Au total, ce cabinet, c’est beaucoup d’argent public, peu de lisibilité, aucune priorité de durabilité, et une composition déséquilibrée. Bref, il incarne une gouvernance peu redevable, déconnectée des urgences sociales et environnementales (et budgétaires !).

EPLP demande transparence immédiate sur les missions, le temps réellement consacré, les résultats attendus et l’évaluation de ces postes.

La Province Sud doit des comptes. Les Calédoniens les attendent. Pas dans un an. Maintenant.

Pour EPLP,
Martine Cornaille

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COM 20260117 - Com cabinet Présidente province Sud.pdf