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Quand un historien « se lâche » sur une « grande ONG »…

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Quand un historien « se lâche » sur une « grande ONG »… COMMUNIQUE DU 2 JUIN 2026

Objet : quand un historien « se lâche » sur une « grande ONG »

Dans un article du média « Reporterre » du 1er juin 2026, l’historien français, professeur à l’Institut d’études politiques de Bordeaux, Guillaume Blanc, brosse un portrait au vitriol du WWF.
Morceaux choisis :
« Une institution née du racisme, du colonialisme et du capitalisme. »

« Elle est une figure typique de l’écologisme dominant. Celui des grandes institutions qui travaillent main dans la main avec les firmes multinationales plutôt que de les combattre. Un écologisme où ceux qui détruisent sont aussi ceux qui protègent, comme l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et bien sûr le WWF. »

« Ce sont des capitalistes. Ils collaborent avec Coca-Cola, Shell, mais aussi Ikea ou Monsanto. Ils font donc de la politique. »

L’historien rappelle également que « le WWF [dispose] d’un budget supérieur à 350 millions d’euros ». Mais si l’on considère l’ensemble du réseau WWF mondial, les ressources cumulées dépassent aujourd’hui le milliard de dollars, soit plus de 120 milliards de francs CFP. A ce niveau-là, « on » peut payer des professionnels du jardinage et se dispenser de faire appel à des bénévoles non ? « On » pourrait aussi contribuer financièrement au combat judiciaire d’une petite association locale pour la protection des requins de NC…

« Cet étrange couple prédation-protection, né des colons à la fin du XIXe siècle et sur lequel le WWF s’est construit, est toujours d’actualité 120 ans plus tard. On pourrait se contenter de penser que les partenariats entre le WWF et des multinationales comme Shell, Ikea ou Coca-Cola relèvent du greenwashing. En réalité, c’est plus complexe que ça. Prenons un exemple : en Éthiopie, l’entreprise mandatée pour piloter en 2016 l’expulsion des populations du parc national du Simien s’appelle Intersocial Consulting. Or, cette même entreprise travaille pour des groupes miniers et pétroliers, comme Rio Tinto, TotalEnergies et ExxonMobil pour planifier leurs projets de « développement durable ».

« Autrement dit, ce système de préservation va main dans la main avec la prédation. TotalEnergies peut continuer à exploiter et à détruire les écosystèmes africains parce qu’il finance la protection des parcs. Coca-Cola peut continuer à polluer puisqu’en parallèle, il aide le WWF à ramasser les bouteilles polluant les océans. Tout cela va de pair. Cet écologisme, soi-disant apolitique, a pour but de faire perdurer l’exploitation de l’environnement. Et c’est la position du WWF que de choisir de travailler avec des multinationales destructrices plutôt que de les combattre. »

Ces propos n’engagent évidemment que leur auteur. Ils émanent toutefois d’un universitaire reconnu dont les travaux portent depuis de nombreuses années sur les politiques internationales de conservation de la nature.

Quant à nous, après plusieurs années d’observation des pratiques du WWF en Nouvelle-Calédonie, nous constatons que les critiques formulées par l’historien rejoignent ce que nous dénonçons publiquement depuis longtemps. Nous renvoyons notamment à notre communiqué du 17 novembre 2025.
Le dernier fait d’armes du WWF local remonte au 23 mars 2026 : son représentant a soutenu une mesure de sanction visant la représentante d’EPLP membre du conseil d’administration de l’ANCB. Chacun appréciera ce qui ressort de cette décision.

Eh bien voilà, vous comprendrez que, dans ces conditions, l’occasion était trop belle d’en « remettre une couche »