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		<copyright>(C) 2005-2026 PHPBoost</copyright>
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            <item>
                <title><![CDATA[Centrale accostée de la SLN, hécatombe sous la surface…]]></title>
                <link>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6473-centrale-accostee-de-la-sln-hecatombe-sous-la-surfacee/</link>
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                <description><![CDATA[<strong>COMMUNIQUE DU 19 JUIN 2026</strong><br />
<br />
<strong>Objet : centrale accostée de la SLN, hécatombe sous la surface&#8230;</strong><br />
<br />
Chaque année, la centrale thermique accostée de Doniambo pompe dans le lagon environ 122 milliards de litres d'eau de mer pour assurer son refroidissement.<br />
<br />
122 milliards de litres&#8230;<br />
<br />
Pourtant, à notre connaissance, aucune étude n'a jamais cherché à quantifier les conséquences de ces prélèvements massifs sur la biodiversité marine aspirée dans les circuits de refroidissement.<br />
<br />
Combien de poissons ?<br />
<br />
Combien de crustacés ?<br />
<br />
Combien de mollusques ?<br />
<br />
Combien de juvéniles, d'oeufs et de larves de toutes espèces dont protégées ?<br />
<br />
Personne ne le sait.<br />
<br />
Pire encore : personne ne semble même s'être posé la question, ni l&#8217;industriel, ni ses bureaux d&#8217;étude (aux ordres ?), ni les services provinciaux de tutelle (3DT et DIMENC).<br />
<br />
Or les travaux scientifiques menés à l'étranger montrent que les principales victimes de ces opérations sont les organismes essentiels au renouvellement des populations marines: oeufs, larves et juvéniles.<br />
<br />
Autrement dit, l'absence de cadavres sur les <span class="emoji-tag">&laquo;</span> grilles <span class="emoji-tag">&raquo;</span> ne signifie nullement absence d'impact.<br />
<br />
Dans une province où les autorités prétendent surveiller la biodiversité avec une <span class="emoji-tag">&laquo;</span> extrême <span class="emoji-tag">&raquo;</span> vigilance, cette absence totale de données sur l'impact de prélèvements industriels de 122 milliards de litres d'eau de mer par an interroge.<br />
<br />
Après des années de fonctionnement, aucun bilan public n&#8217;est disponible. Et pour cause : la centrale est, de fait, exemptée de l'obligation de suivre les captures d'animaux par les systèmes de prélèvement d'eau, empêchant l'établissement d'un bilan des espèces, protégées et non protégées, affectées.<br />
<br />
Quant à la séquence ERC (mesures d'évitement, de réduction et de compensation), on n&#8217;en parle pas non plus (1)&#8230;<br />
<br />
Existe-t-il des dispositifs destinés à limiter ces captures ?<br />
<br />
Existe-t-il un suivi de la mortalité des organismes aspirés et notamment des oeufs, des larves et des juvéniles ?<br />
<br />
Existe-t-il une évaluation des pertes de biomasse induites ? (2)<br />
<br />
Le public est en droit de connaître les réponses à ces interrogations.<br />
<br />
À défaut, une conclusion s'impose : en Nouvelle-Calédonie, certaines questions environnementales sont soigneusement évitées lorsqu'elles concernent de grands acteurs industriels.<br />
<br />
EPLP demande donc la réalisation immédiate d'une étude indépendante destinée à évaluer les impacts sur la biodiversité marine des prises d'eau de la centrale thermique accostée de Doniambo et sa publication.<br />
<br />
Car avant d'affirmer qu'il n'y a pas de problème, encore faut-il avoir pris la peine de le poser.<br />
<br />
Pour EPLP, Martine Cornaille<br />
<br />
(1) des solutions de réduction existent : <span class="emoji-tag">&laquo;</span> piégeages <span class="emoji-tag">&raquo;</span> à la source, adaptation du design des prises d'eau, réduction de la puissance d'aspiration et dispositifs de dissuasion acoustique&#8230;<br />
<br />
(2) pour 1 Tonne d&#8217;oeufs, larves et juvéniles, on évalue la perte de biomasse adulte à 15 Tonnes (et la perte s&#8217;étend à toutes les générations suivantes&#8230<img src="https://ensemble-pour-la-planete.org/images/smileys/wink.png" alt=";)" class="smiley" /><br />
<br />]]></description>
                <pubDate>Fri, 19 Jun 2026 06:00:00 +0200</pubDate>
                
            </item>
		
            <item>
                <title><![CDATA[Provinciales 2026, le patriarcat se porte bien, merci…]]></title>
                <link>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6474-provinciales-2026-le-patriarcat-se-porte-bien-mercie/</link>
                <guid>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6474-provinciales-2026-le-patriarcat-se-porte-bien-mercie/</guid>
                <description><![CDATA[<strong>COMMUNIQUE DU 16 JUIN 2026</strong><br />
<br />
<strong>Objet : Provinciales 2026, le patriarcat se porte bien, merci&#8230;</strong><br />
<br />
À l&#8217;approche des provinciales, quelques chiffres méritent d'être soulignés.<br />
<br />
Sur les 23 listes finalement en lice, seules 4 sont conduites par des femmes.<br />
<br />
Cela représente à peine 17,4 % des têtes de liste, soit une tête de liste féminine pour près de cinq masculines.<br />
<br />
Le record est en province Sud où dix listes sur onze sont conduites par des hommes !<br />
<br />
En 2026, les formations politiques calédoniennes continuent donc très majoritairement à confier la visibilité médiatique et les responsabilités <span class="emoji-tag">&laquo;</span> suprêmes <span class="emoji-tag">&raquo;</span> à des hommes.<br />
<br />
Si les femmes sont légalement présentes à parité sur les listes, elles sont manifestement toujours jugées moins aptes à les diriger.<br />
<br />
Le plafond de verre est toujours bien présent chez nous. De quoi s&#8217;interroger : sans obligation légale, où en serions-nous ?!<br />
<br />
Mais le plus étonnant est sans doute l'absence de réaction collective face à cette situation. Qui en parle ? Qui dénonce ? On cherche&#8230;<br />
<br />
Pourtant, comment ne pas interroger une société qui prétend défendre l'égalité quand en 2026 plus de 82 % des têtes de liste sont des hommes ?<br />
<br />
Certains répondront que seules comptent les compétences. En effet. Mais pour <span class="emoji-tag">&laquo;</span> juger sur pièces <span class="emoji-tag">&raquo;</span>, encore faut-il que les femmes aient les mêmes chances que les hommes d'accéder aux premières places. Les chiffres démontrent qu'on en est encore fort éloignés.<br />
<br />
Allons plus loin : il ne faut pas s'étonner qu'une société qui confie si massivement le pouvoir aux hommes tolère aussi facilement de ceux ayant accédé à des <span class="emoji-tag">&laquo;</span> positions éminentes <span class="emoji-tag">&raquo;</span>, mépris ou intimidations à l'égard de femmes qui osent contester l'ordre établi pour défendre l'intérêt général et ce, sans autre force que leur engagement (1).<br />
<br />
Ainsi, les femmes sont parfaitement légitimes pour distribuer les tracts, faire vivre les associations ou accomplir du travail bénévole. Beaucoup moins, semble-t-il, pour prétendre être les égales des hommes.<br />
<br />
Alors, la Nouvelle-Calédonie, une société moderne ?<br />
<br />
Les provinciales de 2026 rappellent malheureusement que le patriarcat y conserve de solides bastions.<br />
<br />
A l&#8217;évidence, beaucoup d'hommes y restent convaincus qu'ils sont les mieux à même de décider de l'avenir de tous.<br />
Y compris de celui des femmes.<br />
<br />
Pour EPLP, Martine Cornaille<br />
<br />
(1) Les messieurs qui se sentent visés sont invités à présenter des excuses&#8230;<br />]]></description>
                <pubDate>Tue, 16 Jun 2026 06:32:00 +0200</pubDate>
                
            </item>
		
            <item>
                <title><![CDATA[Régate « Corail 600 : le large comme terrain de jeu » ou les richesses du Parc naturel de la Mer de Corail privatisées pour les loisirs de quelques privilégiés…]]></title>
                <link>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6470-regate-corail-600-le-large-comme-terrain-de-jeu-ou-les-richesses-du-parc-naturel-de-la-mer-de-corail-privatisees-pour-les-loisirs-de-quelques-privilegiese/</link>
                <guid>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6470-regate-corail-600-le-large-comme-terrain-de-jeu-ou-les-richesses-du-parc-naturel-de-la-mer-de-corail-privatisees-pour-les-loisirs-de-quelques-privilegiese/</guid>
                <description><![CDATA[<strong>COMMUNIQUE DU 13 JUIN 2026</strong><br />
<br />
<strong>Objet : régate <span class="emoji-tag">&laquo;</span> Corail 600 : le large comme terrain de jeu <span class="emoji-tag">&raquo;</span> ou les richesses du Parc naturel de la Mer de Corail privatisées pour les loisirs de quelques privilégiés&#8230;</strong><br />
<br />
La course (13 au 19 juin) est décrite comme <span class="emoji-tag">&laquo;</span> une course au large de 600 milles à travers l'un des espaces maritimes les plus sauvages et préservés du Pacifique : le parc naturel de la mer de Corail <span class="emoji-tag">&raquo;</span>, <span class="emoji-tag">&laquo;</span> une odyssée à la voile pour découvrir la mer de Corail <span class="emoji-tag">&raquo;</span>, <span class="emoji-tag">&laquo;</span> au sein d&#8217;espaces marins parmi les plus préservés du Pacifique <span class="emoji-tag">&raquo;</span>.<br />
<br />
L&#8217;événement est co-organisé par le Cercle Nautique Calédonien (CNC), le Parc naturel de la mer de Corail (PNMC) et le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.<br />
<br />
Cela permet aussi à l&#8217;IRD de nous donner rendez-vous le dimanche 14 juin sur son stand au village de la course "Corail 600" installé au Yatch club, pour une journée découverte de la mer de Corail.<br />
<br />
L&#8217;on retrouve donc dans l&#8217;organisation et la promotion de l&#8217;événement les mêmes tristes sires que ceux <span class="emoji-tag">&laquo;</span> aux manettes <span class="emoji-tag">&raquo;</span> dans la gestion du Parc Naturel de la Mer de Corail pour lesquels EPLP dénonce depuis longtemps (mais en vain) des risques de conflits d'intérêts et d'entre-soi (1).<br />
<br />
Paroles d&#8217;acteurs&#8230;<br />
<br />
<span class="emoji-tag">&laquo;</span> Un parcours au coeur du vivant. Le départ sera donné le samedi 13 juin à 16h depuis la Baie des Citrons. Les équipages s'élanceront alors pour un périple de plusieurs jours à travers des sites d'exception : la réserve naturelle de la ride de Norfolk, le banc Ellet et le banc de l'Orne sur la ride des Loyauté, l'île de Maré, la réserve naturelle de La Monique-île de Walpole, puis l'île des Pins et le grand lagon sud, avant de rallier Nouméa. Un trajet somptueux&#8230; <span class="emoji-tag">&raquo;</span>.<br />
<br />
Dans la bouche du président du CNC : <span class="emoji-tag">&laquo;</span> &#8220;L&#8217;idée de la Corail 600 est née de la rencontre entre une conviction et une ambition. D&#8217;un côté, nous avons constaté un intérêt croissant du public pour les enjeux environnementaux &#8212; biodiversité, préservation du patrimoine naturel maritime, changement climatique. Il nous a semblé naturel, en tant que club nautique, de prendre part à cette dynamique en proposant une course qui soit aussi un support de sensibilisation à ces thématiques. <span class="emoji-tag">&raquo;</span><br />
<br />
Le mois de juin marque pourtant le début de la saison de reproduction des baleines à bosse dans les eaux calédoniennes. <span class="emoji-tag">&laquo;</span> Ils <span class="emoji-tag">&raquo;</span> ne l&#8217;ignorent pas car voici ce qu&#8217;<span class="emoji-tag">&laquo;</span> ils <span class="emoji-tag">&raquo;</span> en disent : <span class="emoji-tag">&laquo;</span> La réserve naturelle de la ride de Norfolk &#8230; constitue un corridor écologique majeur pour la mégafaune marine, notamment les baleines à bosse et d&#8217;autres mammifères marins <span class="emoji-tag">&raquo;</span> ou encore : <span class="emoji-tag">&laquo;</span> La réserve prolonge, en outre, le parc marin australien de Norfolk, formant ainsi un corridor écologique de 600 kilomètres de long, protégeant ainsi la migration des baleines à bosse<span class="emoji-tag">&raquo;</span>.<br />
<br />
Continuons : <span class="emoji-tag">&laquo;</span> &#8230; la course est co-organisée par le gouvernement, en tant que gestionnaire du parc naturel de la mer de Corail... C&#8217;est pourquoi le parcours de la course traversera des zones emblématiques et à hauts enjeux de biodiversité de la zone, dont la réserve de l&#8217;île Walpole, la ride de Norfolk ou les monts sous-marins d&#8217;Antigonia, <span class="emoji-tag">&laquo;</span> un lieu de rassemblement des baleines qui remontent de l&#8217;Antarctiques et que les skippers devraient croiser <span class="emoji-tag">&raquo;</span>, espère Manuel Ducroq, chef du service du parc marin au gouvernement. <span class="emoji-tag">&raquo;</span> Inénarrable le chef de service !<br />
<br />
<span class="emoji-tag">&laquo;</span> Ils <span class="emoji-tag">&raquo;</span> ajoutent aussi ceci qui ne laisse pas de nous interloquer : <span class="emoji-tag">&laquo;</span> &#8230; Son classement vise à sanctuariser des monts sous-marins potentiellement sensibles aux pressions humaines. <span class="emoji-tag">&raquo;</span>. On aimerait donc savoir ce qu&#8217;<span class="emoji-tag">&laquo;</span> ils <span class="emoji-tag">&raquo;</span> pensent de la présence de bateaux en course sur site. Parce qu&#8217;apparemment ce n&#8217;est pas pour eux <span class="emoji-tag">&laquo;</span> une pression humaine<span class="emoji-tag">&raquo;</span> et le risque de collision avec les animaux complètement évacué&#8230;<br />
<br />
NB : le président du CNC prend pour <span class="emoji-tag">&laquo;</span> modèle <span class="emoji-tag">&raquo;</span> la course Sydney-Hobart, où les collisions mortelles de voiliers rapides avec les baleines sont régulières.<br />
<br />
Etape suivante !<br />
<br />
<span class="emoji-tag">&laquo;</span> Le banc Ellet et le banc de l&#8217;Orne sont deux monts sous-marins situés dans le Parc, sur la ride des Loyauté, à l&#8217;Est de l&#8217;île de Walpole. Ces reliefs océaniques, dont les sommets se trouvent à faible profondeur, jouent un rôle écologique majeur dans l&#8217;immense espace marin calédonien. Les campagnes scientifiques MARACAS (programme WHERE) et aujourd&#8217;hui MÉGAFAUNE ont montré qu&#8217;ils constituent des zones de rassemblement privilégiées pour les baleines à bosse lors de leur migration hivernale, du sud antarctique vers les eaux plus chaudes de la mer de Corail. Le banc de l&#8217;Orne, intégré à la réserve naturelle La Monique-île de Walpole instaurée en 2024, est classé zone importante pour la conservation des baleines à bosse. Les cétacés y trouvent des secteurs favorables au repos, à la socialisation et parfois à l&#8217;alimentation. <span class="emoji-tag">&raquo;</span>. Mais alors, comment comprendre le blanc seing donné aux coureurs ?<br />
<br />
Mais le final est sans doute le meilleur&#8230;<br />
<br />
<span class="emoji-tag">&laquo;</span> Au fil de la course, les équipages évolueront au milieu d&#8217;une biodiversité exceptionnelle : cétacés, requins, tortues marines et oiseaux du large accompagneront cette aventure unique. Organisée en partenariat avec le Parc naturel de la mer de Corail du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, la CORAIL 600 propose une autre manière de naviguer : une course engagée, où la performance sportive rencontre la sensibilisation à la préservation du milieu marin. <span class="emoji-tag">&raquo;</span> Ouah ! Que d&#8217;emphase ! Mais où est-elle la <span class="emoji-tag">&laquo;</span> sensibilisation à la préservation du milieu marin <span class="emoji-tag">&raquo;</span> ? On cherche en vain&#8230;<br />
<br />
Les fameuses <span class="emoji-tag">&laquo;</span> réserves naturelles <span class="emoji-tag">&raquo;</span> au coeur du <span class="emoji-tag">&laquo;</span> sanctuaire <span class="emoji-tag">&raquo;</span> que le Parc prétend être constitueraient donc un <span class="emoji-tag">&laquo;</span> terrain de jeu <span class="emoji-tag">&raquo;</span> dont disposeraient au gré de leurs envies les skippers et leurs sponsors avec la caution de scientifiques et du gouvernement !<br />
<br />
L&#8217;événement est donc encore un <span class="emoji-tag">&laquo;</span> enfumage <span class="emoji-tag">&raquo;</span> co organisé par des malfaisants qu&#8217;EPLP n&#8217;a de cesse de dénoncer (avec quelques autres) (2).<br />
<br />
Pour EPLP, Martine Cornaille<br />
<br />
(1) Le trésorier du CNC, ancien IRD, gère une <span class="emoji-tag">&laquo;</span> grande ONG <span class="emoji-tag">&raquo;</span> membre du comité consultatif du Parc&#8230;<br />
(2) Mais les voix discordantes sont muselées&#8230; Nous déplorons vivement que des réseaux sociaux institutionnels (IRD, gouv.NC) pratiquent une censure féroce. De quoi les institutions en question ont-elles peur ?<br />
<br />
<a class="offload" href="https://ensemble-pour-la-planete.org/upload/com_course_corail_600_pnmc.pdf">com course  Corail 600 PNMC.pdf</a>]]></description>
                <pubDate>Sat, 13 Jun 2026 01:49:00 +0200</pubDate>
                
            </item>
		
            <item>
                <title><![CDATA[LETTRE OUVERTE AUX MEMBRES DU CONGRÈS DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE, ACTUELS OU A VENIR (1)]]></title>
                <link>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6475-lettre-ouverte-aux-membres-du-congres-de-la-nouvelle-caledonie-actuels-ou-a-venir-1/</link>
                <guid>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6475-lettre-ouverte-aux-membres-du-congres-de-la-nouvelle-caledonie-actuels-ou-a-venir-1/</guid>
                <description><![CDATA[<strong>LETTRE OUVERTE AUX MEMBRES DU CONGRÈS DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE, ACTUELS OU A VENIR (1)</strong><br />
<br />
<strong>Objet : Projet de réforme des réserves géographiques métallurgiques</strong><br />
<br />
En bref : le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie demande d'assouplir la protection des réserves métallurgiques.<br />
<br />
Mais le projet n&#8217;a été précédé d&#8217;aucun débat public et est très largement incomplet. Il ne contient :<br />
- ni évaluation patrimoniale ;<br />
- ni évaluation environnementale ;<br />
- ni démonstration de la nécessité de la réforme.<br />
<br />
Les bénéfices seraient privés.<br />
<br />
Les risques sont eux, collectifs.<br />
<br />
À quelques jours du renouvellement du Congrès, une telle décision devrait être laissée aux futurs élus et précédée d'une véritable consultation ECLAIREE des Calédoniens.<br />
                                                                                                                    -------------------------<br />
<br />
                                                                                       Mesdames et Messieurs les élus du Congrès,<br />
<br />
Nous apprenons que vous serez prochainement appelés à vous prononcer sur un projet de loi du pays et de délibération modifiant le régime applicable aux réserves géographiques métallurgiques (massifs de Tiébaghi, Koniambo et Sud latéritique).<br />
<br />
EPLP souhaite attirer votre attention sur la portée réelle de cette réforme.<br />
<br />
Présenté comme une mesure technique, temporaire et pragmatique destinée à soutenir les sociétés métallurgiques en difficulté, ce texte modifie en réalité l'équilibre historique du schéma minier calédonien et engage potentiellement, pour plusieurs décennies, l'avenir de ressources stratégiques non renouvelables appartenant au patrimoine collectif des Calédoniens. Les réserves géographiques métallurgiques n'ont pas été créées par hasard.<br />
<br />
Elles résultent d'un choix politique majeur : préserver certains gisements stratégiques afin qu'ils demeurent prioritairement affectés à la valorisation métallurgique locale.<br />
<br />
Le principe était simple : empêcher qu'en période d'euphorie ou sous l'effet de contraintes économiques de court terme, des ressources stratégiques soient exportées au détriment de l'industrie locale et des générations futures.<br />
<br />
Or le projet qui vous est soumis inverse cette logique.<br />
<br />
Certes, le Gouvernement met en avant les minerais dits <span class="emoji-tag">&laquo;</span> fatals <span class="emoji-tag">&raquo;</span>, les minerais de faible teneur ou certains matériaux aujourd'hui peu valorisés localement.<br />
<br />
Cependant, le texte proposé ne se limite nullement à ces seuls minerais.<br />
<br />
Il ouvre très largement la possibilité d'autoriser l'exportation de minerais issus des réserves géographiques métallurgiques dès lors qu'un opérateur démontre la nécessité temporaire de cette exportation pour rétablir son équilibre économique.<br />
<br />
Autrement dit, le critère déterminant n'est plus l&#8217;impossibilité de valorisation locale du minerai.<br />
<br />
Seule comptera la situation économique de l'exploitant.<br />
Cette évolution majeure mérite un débat approfondi.<br />
<br />
Pourtant, une réforme susceptible d'accroître durablement l'exploitation et l'exportation de ressources minières stratégiques a été élaborée par le gouvernement sans véritable débat public éclairé préalable.<br />
<br />
Le texte qui vous sera soumis ne constitue ni un simple ajustement technique ni une simple mesure administrative. Il est susceptible d'influencer durablement les volumes extraits, la durée d'exploitation des gisements,l'avenir des réserves géographiques métallurgiques ainsi que les impacts environnementaux associés aux activités minières.<br />
<br />
Dans ces conditions, il est difficile de comprendre pourquoi seuls les acteurs institutionnels et économiques ont été associés à la réflexion alors que les Calédoniens, premiers concernés par les conséquences environnementales, patrimoniales et économiques de ces choix, n'ont pas été consultés.<br />
<br />
Une réforme aussi (dé-)structurante aurait mérité un véritable débat public, éclairé par des études soignées, d&#8217;ordre économique, environnemental et patrimonial accessibles à tous. Outre que nous craignons un effet d&#8217;aubaine, nous dénonçons une privatisation de patrimoines collectifs irremplaçables, minier et environnemental.<br />
<br />
Plusieurs interrogations majeures demeurent ainsi sans réponse.<br />
<br />
Premièrement, où est l'évaluation des conséquences de cette réforme sur les ressources minières stratégiques de la Nouvelle-Calédonie ?<br />
<br />
Le rapport rappelle lui-même que les réserves concernées représentent encore entre dix et vingt années d'alimentation des usines concernées. Cette durée très limitée souligne le caractère stratégique de ces ressources.<br />
<br />
Alors combien de tonnes de minerai sortiront des réserves ? Un maximum est-il fixé ?<br />
<br />
Quelle valeur économique représentent-elles ?<br />
<br />
Quel impact sur la durée de vie des gisements ?<br />
<br />
Quel impact sur la capacité future de transformation locale ?<br />
<br />
Quelles conséquences pour les générations futures ?<br />
<br />
Quelles contreparties la collectivité recevra-t-elle suite à cet <span class="emoji-tag">&laquo;</span> abandon <span class="emoji-tag">&raquo;</span> ?<br />
<br />
Le projet demeure silencieux sur ces questions pourtant essentielles.<br />
<br />
Deuxièmement, où sont les garanties économiques ? Les opérateurs devront présenter des engagements et démontrer leur volonté de retrouver la viabilité économique.<br />
<br />
Mais aucun indicateur n'est défini !<br />
<br />
Aucun seuil n'est fixé !<br />
<br />
Aucun objectif n'est imposé !<br />
<br />
Aucune sanction n'est prévue en cas d'échec !<br />
<br />
Si le projet prévoit un rapport annuel, il ne définit pas d&#8217;indicateurs contraignants permettant d&#8217;apprécier objectivement le retour effectif à la viabilité économique.<br />
<br />
En pratique, la réforme repose sur l'appréciation discrétionnaire de l'administration.<br />
<br />
Troisièmement, quid des garanties environnementales ? Le projet traite abondamment de compétitivité, de financement, de rentabilité et de restructuration industrielle.<br />
Mais il ne comporte pratiquement aucune analyse des conséquences environnementales potentielles.<br />
<br />
Aucune étude n'est produite sur les effets cumulés d'une augmentation des extractions.<br />
<br />
Aucune évaluation spécifique n'est présentée concernant les impacts sur les sols, les eaux, les écosystèmes, la biodiversité terrestre et marine, les émissions de gaz à effet de serre ou encore le climat.<br />
<br />
Une telle lacune est difficilement compréhensible.<br />
<br />
Quatrièmement, où est la limite temporelle ?<br />
Le Gouvernement présente la mesure comme temporaire. Pourtant, les autorisations seraient délivrées pour dix ans et pourraient ensuite être renouvelées tous les cinq ans. Aucune durée maximale n'est prévue. Une dérogation temporaire pourrait ainsi devenir permanente.<br />
<br />
Enfin, cette réforme soulève une question fondamentale de gouvernance.<br />
<br />
Le raisonnement développé porte sur la rentabilité, la compétitivité, la survie des usines à court terme.<br />
<br />
Mais pas sur l'intérêt collectif de long terme.<br />
<br />
Le rapport évalue ce que les industriels gagneraient à exporter davantage, mais n'évalue jamais ce que la Nouvelle-Calédonie pourrait perdre en autorisant ces exportations.<br />
<br />
Or le nickel présent dans les réserves géographiques métallurgiques n'est pas un revenu.<br />
<br />
C'est un patrimoine.<br />
<br />
Exporté aujourd'hui, il ne sera plus disponible demain. Les réserves géographiques métallurgiques ont-elles été instituées pour garantir l'intérêt général de la Nouvelle-Calédonie ou pour servir de variable d'ajustement aux difficultés financières d'opérateurs industriels ?<br />
<br />
La question mérite d'être posée.<br />
<br />
À EPLP, nul n'ignore les difficultés traversées par le secteur métallurgique.<br />
<br />
Mais la réponse à une crise économique conjoncturelle ne peut consister à affaiblir durablement les mécanismes de protection d'une ressource minière non renouvelable sans démonstration rigoureuse de la nécessité, de l'efficacité et de la proportionnalité de la mesure.<br />
<br />
Au-delà du fond, EPLP s'interroge également sur l'opportunité institutionnelle d'une telle réforme à quelques jours seulement du renouvellement du Congrès de la Nouvelle-Calédonie issu des élections du 28 juin.<br />
<br />
Une telle décision mérite outre un débat démocratique éclairé et approfondi, ainsi qu'une pleine légitimité politique.<br />
<br />
Dans ces conditions, EPLP estime qu'il serait plus conforme à l'esprit de responsabilité qui doit présider à la gestion du patrimoine minier de la Nouvelle-Calédonie de laisser à la future assemblée issue du scrutin du 28 juin le soin de se prononcer sur une réforme aussi structurante.<br />
<br />
À défaut, les élus actuels prendraient le risque d'engager leurs successeurs et les générations futures sur une orientation dont les conséquences économiques, environnementales et patrimoniales demeurent largement incertaines.<br />
<br />
Il serait paradoxal que l'une des décisions les plus importantes prises ces dernières années en matière de gestion des ressources minières soit adoptée par une assemblée appelée à être renouvelée quelques jours plus tard.<br />
<br />
Avant toute adoption, EPLP demande donc :<br />
&#8226; la réalisation d'une véritable étude indépendante d'impact économique, environnementale et patrimoniale ;<br />
&#8226; la quantification des volumes potentiellement concernés ;<br />
&#8226; la fixation de limites temporelles strictes et non renouvelables ;<br />
&#8226; l'exclusion explicite de tous les minerais valorisables localement ;<br />
&#8226; la définition d'indicateurs objectifs de retour à la viabilité ;<br />
&#8226; la mise en place d'un mécanisme public de suivi et d'évaluation.<br />
<br />
Une autre interrogation, oh combien fondamentale, demeure sans réponse : pourquoi cette réforme serait-elle nécessaire ?<br />
Le rapport expose longuement les difficultés économiques rencontrées par les métallurgistes calédoniens, mais il ne démontre jamais que toutes les voies d'amélioration internes ont été préalablement explorées et mises en oeuvre avec le volontarisme nécessaire.<br />
Ainsi, l'analyse comparative connue se concentre essentiellement sur le coût de l'énergie. Ce facteur est évidemment important, mais il ne saurait résumer à lui seul l'ensemble des déterminants de compétitivité : organisation industrielle, productivité des installations, maîtrise des coûts d'exploitation, politique d'achats, stratégie commerciale, conditions de vente du métal ou encore relations contractuelles avec les intermédiaires et négociants internationaux&#8230;(2)<br />
<br />
Or, avant de remettre en cause un mécanisme conçu pour préserver la valorisation locale d'une ressource minérale appartenant au patrimoine collectif des Calédoniens, ne conviendrait-il pas d'établir sans faille que toutes les marges de progrès internes ont effectivement été mobilisées ?<br />
<br />
En l'état, le rapport demande à la collectivité d'assouplir durablement la protection de ses réserves métallurgiques sans démontrer que les difficultés invoquées ne pourraient être atténuées, au moins en partie, par d'autres leviers relevant directement des choix de gestion et de stratégie des opérateurs concernés.<br />
<br />
Outre le risque évident d'effet d'aubaine, nous dénonçons une forme de privatisation de patrimoines collectifs irremplaçables, minier d'une part, environnemental d'autre part, sans démonstration préalable de l'intérêt général qui la justifierait.<br />
<br />
Les réserves géographiques métallurgiques constituent un héritage collectif, le nôtre.<br />
<br />
Elles ne doivent pas être sacrifiées sans débat ECLAIRE ni garanties au nom de difficultés dont rien ne démontre aujourd'hui qu'elles seraient résolues par cette réforme.<br />
<br />
Pour EPLP, Martine Cornaille<br />
<br />
(1) Selon date d&#8217;examen au Congrès de la Nouvelle-Calédonie<br />
<br />
(2) Voici deux illustrations :<br />
a) Prony Resources nous avait <span class="emoji-tag">&laquo;</span> avoué <span class="emoji-tag">&raquo;</span> que le contrat liant la société à TRAFIGURA serait revu car pénalisant pour elle. Pourtant il semble que cela ne soit jamais advenu&#8230;<br />
b) Des rumeurs font état d&#8217;effectifs pléthoriques <span class="emoji-tag">&laquo;</span> payés à ne rien faire <span class="emoji-tag">&raquo;</span> chez certains métallurgistes. Se sont-ils comparés sur ce point ? Même question sur les niveaux de rémunération&#8230;]]></description>
                <pubDate>Thu, 11 Jun 2026 06:38:00 +0200</pubDate>
                
            </item>
		
            <item>
                <title><![CDATA[Exposition de la population calédonienne au mercure – analyse et enjeux de santé publique]]></title>
                <link>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6472-exposition-de-la-population-caledonienne-au-mercure-e-analyse-et-enjeux-de-sante-publique/</link>
                <guid>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6472-exposition-de-la-population-caledonienne-au-mercure-e-analyse-et-enjeux-de-sante-publique/</guid>
                <description><![CDATA[<strong>COMMUNIQUE DU 7 JUIN 2026<br />
<br />
Objet : Exposition de la population calédonienne au mercure &#8211; analyse et enjeux de santé publique</strong><br />
<br />
En bref&#8230;<br />
<br />
En Nouvelle-Calédonie, même en considérant des hypothèses très conservatrices, les consommateurs de poissons pélagiques sont exposés à des niveaux de mercure dépassant les seuils sanitaires, parfois jusqu&#8217;à 130 % (et 200% chez les jeunes consommateurs de faible poids). Cette situation est connue via les alertes lancées sans relâche par EPLP depuis près de 15 ans. Pourtant, aucune mesure efficace n&#8217;a été prise par les pouvoirs publics pour éviter cette contamination. EPLP a dû engager un bras de fer judiciaire non encore achevé. A ce stade, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie prétend devant le juge vouloir <span class="emoji-tag">&laquo;</span> éviter une mauvaise interprétation <span class="emoji-tag">&raquo;</span> des résultats d&#8217;analyse qu&#8217;il détient et retient avec une admirable constance&#8230;<br />
<br />
                                                                                                    ______________________________<br />
<br />
Nous avons effectué l&#8217;analyse croisée des données de contamination mercurielle des poissons grands pélagiques (notre étude a retenu exclusivement les thons -blancs, jaunes, obèses-, marlins et espadons) et des niveaux de leur consommation locale.<br />
<br />
NB : le mercure ne disparaît pas à la cuisson&#8230;<br />
<br />
Même en retenant des hypothèses très conservatrices, notre analyse met en évidence une situation particulièrement préoccupante au plan sanitaire.<br />
<br />
En excluant uniquement les très jeunes enfants non consommateurs (proportion d&#8217;environ 6% selon ISEE NC), l&#8217;exposition moyenne théorique d&#8217;un Calédonien atteint déjà 105 % de la dose tolérable annuelle définie par l&#8217;Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) .<br />
<br />
Lorsque l&#8217;on retient une hypothèse de 200 000 consommateurs réguliers, cohérente avec le fait que certaines espèces fortement contaminées ne sont pas consommées uniformément en raison notamment de la diversité des cultures humaines du Caillou et du coût de ces produits, cette exposition atteint environ 130 % de la dose tolérable.<br />
<br />
D&#8217;autre part, ces calculs reposent sur des concentrations moyennes. Ils masquent ainsi des niveaux de contamination particulièrement élevés observés pour certaines espèces, notamment le marlin et l&#8217;espadon, dont les teneurs peuvent atteindre des niveaux très supérieurs aux seuils de commercialisation en vigueur dans d&#8217;autres juridictions, notamment en Union européenne (qui a refusé l&#8217;import de ces produits dès 2012 en raison de leur niveau élevé de contamination mercurielle).<br />
<br />
Le mercure, sous forme de méthylmercure, présente des caractéristiques toxicologiques particulièrement préoccupantes :<br />
<br />
&#8226; il est bioaccumulable, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il s&#8217;accumule dans l&#8217;organisme au fil du temps ;<br />
&#8226; il est persistant, avec une élimination lente, conduisant à une exposition chronique ;<br />
&#8226; il franchit la barrière placentaire, exposant directement le foetus ;<br />
&#8226; il affecte en priorité le système nerveux en développement, avec des effets irréversibles sur les fonctions cognitives et neurologiques ;<br />
&#8226; c&#8217;est aussi un perturbateur endocrinien de la glande thyroïde.<br />
<br />
Ainsi, l&#8217;exposition au mercure ne peut être appréciée uniquement au regard d&#8217;un seuil théorique, mais doit être envisagée comme une exposition chronique cumulative, dont les effets s&#8217;inscrivent dans la durée et peuvent concerner plusieurs générations.<br />
<br />
Dans ce contexte, le fait que les niveaux moyens d&#8217;exposition atteignent ou dépassent les seuils sanitaires constitue un signal d&#8217;alerte majeur (confirmé par l&#8217;ANSES en 2019 dans une étude spécifique dédiée aux poissons de Nouvelle-Calédonie diligentée par le gouvernement de la NC sous la pression d&#8217;EPLP) .<br />
<br />
Il convient également de souligner que les niveaux de contamination des grands pélagiques commercialisés en Nouvelle-Calédonie sont connus depuis de nombreuses années. Les rares données produites par la DAVAR attestent de concentrations élevées depuis le milieu des années 2000.<br />
<br />
L&#8217;association EPLP a, à plusieurs reprises, alerté les autorités sur les risques sanitaires associés à cette situation.<br />
<br />
Malgré ces alertes répétées, aucune mesure structurelle n&#8217;a été mise en oeuvre pour réduire l&#8217;exposition de la population. Les produits sont toujours commercialisés et l&#8217;information du public demeure très limitée et insuffisamment protectrice, notamment à l&#8217;égard des populations vulnérables (femmes en âge de procréer -notamment enceintes ou allaitantes-, nourrissons et jeunes enfants, personnes âgées car forte bioaccumulation au fil du temps, pêcheurs sportifs consommant régulièrement leurs grosses prises&#8230; ) .<br />
<br />
Cette situation traduit une carence persistante des pouvoirs publics dans la gestion d&#8217;un risque sanitaire pourtant bien documenté.<br />
<br />
En maintenant la commercialisation et la consommation d&#8217;espèces fortement contaminées, les autorités contribuent à l&#8217;exposition durable de la population à un contaminant reconnu puissant neurotoxique (l&#8217;OMS classe le mercure parmi les 10 toxiques les plus préoccupants !) .<br />
<br />
Dans ces conditions, la responsabilité des pouvoirs publics est susceptible d&#8217;être engagée, en raison de leur abstention à prendre les mesures nécessaires pour prévenir un risque sanitaire connu. EPLP est sur le pont&#8230;<br />
<br />
Pour EPLP, Martine Cornaille<br />
<br />
                                                                                   <strong>Méthodologie &#8211; Comment l'exposition a été estimée</strong><br />
<br />
La présente analyse vise à estimer l'exposition théorique de la population calédonienne au mercure résultant de la consommation de poissons hauturiers.<br />
<br />
L'estimation repose sur le croisement :<br />
<br />
&#8226;des données de production et d'exportation des principales espèces de poissons pélagiques ;<br />
&#8226;des concentrations en mercure mesurées dans ces espèces par les services publics calédoniens ;<br />
&#8226;et des valeurs sanitaires de référence établies par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) .<br />
<br />
Seules les espèces suivantes ont été prises en compte :<br />
<br />
&#8226;thon blanc (germon) ;<br />
&#8226;thon jaune (albacore) ;<br />
&#8226;thon obèse (bacchi) ;<br />
&#8226;marlin ;<br />
&#8226;espadon.<br />
<br />
La consommation locale retenue est de 2 082 tonnes par an. Les concentrations utilisées correspondent aux teneurs moyennes en mercure mesurées entre 2005 et 2015, aucune actualisation exhaustive de ces données n'ayant été publiée depuis lors.<br />
<br />
Les résultats sont comparés à la dose hebdomadaire tolérable de méthylmercure définie par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), soit 1,3 μg par kilogramme de poids corporel et par semaine.<br />
<br />
Cette analyse constitue une estimation prudente destinée à apprécier les ordres de grandeur de l'exposition collective de la population.<br />
<br />
                                                                                        <strong> Pourquoi notre estimation est largement sous-évaluée</strong><br />
<br />
Notre analyse repose sur des hypothèses volontairement conservatrices.<br />
<br />
Seuls cinq grands poissons pélagiques ont été intégrés aux calculs. N'ont notamment pas été pris en compte :<br />
<br />
&#8226;les autres poissons consommés localement ;<br />
&#8226;les crustacés et mollusques ;<br />
&#8226;certaines viandes susceptibles de contenir du mercure (ex. gibier) ;<br />
&#8226;les fortes disparités individuelles de consommation ;<br />
&#8226;les expositions environnementales non alimentaires.<br />
<br />
Par ailleurs, les calculs reposent sur des concentrations moyennes qui masquent des situations beaucoup plus défavorables. Ainsi, le marlin présente une concentration moyenne de 4,47 mg/kg mais des valeurs pouvant atteindre 20,67 mg/kg, tandis que l'espadon peut atteindre 5,03 mg/kg. Les autres sources alimentaires de mercure ne sont pas prises en compte. Les résultats obtenus doivent donc être considérés comme des estimations minimales de l'exposition réelle de la population.<br />
                                                                                                            <strong> Résultat principal</strong><br />
Selon les hypothèses basses retenues :<br />
<br />
&#8226;l'exposition moyenne de la population atteint déjà environ 105 % de la valeur sanitaire de référence de l'EFSA ;<br />
&#8226;elle atteint environ 130 % pour les consommateurs réguliers de grands poissons pélagiques ;<br />
&#8226;et dépasse 200 % chez les jeunes consommateurs.<br />
<br />]]></description>
                <pubDate>Sun, 07 Jun 2026 04:35:00 +0200</pubDate>
                
            </item>
		
            <item>
                <title><![CDATA[Quand un historien « se lâche » sur une « grande ONG »…]]></title>
                <link>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6471-quand-un-historien-se-lache-sur-une-grande-ong-e/</link>
                <guid>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6471-quand-un-historien-se-lache-sur-une-grande-ong-e/</guid>
                <description><![CDATA[<strong>COMMUNIQUE DU 2 JUIN 2026</strong><br />
<br />
Objet : quand un historien <span class="emoji-tag">&laquo;</span> se lâche <span class="emoji-tag">&raquo;</span> sur une <span class="emoji-tag">&laquo;</span> grande ONG <span class="emoji-tag">&raquo;</span>&#8230;<br />
<br />
Dans un article du média <span class="emoji-tag">&laquo;</span> Reporterre <span class="emoji-tag">&raquo;</span> du 1er juin 2026, l&#8217;historien français, professeur à l&#8217;Institut d&#8217;études politiques de Bordeaux, Guillaume Blanc, brosse un portrait au vitriol du WWF.<br />
 Morceaux choisis :<br />
<span class="emoji-tag">&laquo;</span> Une institution née du racisme, du colonialisme et du capitalisme. <span class="emoji-tag">&raquo;</span><br />
<br />
<span class="emoji-tag">&laquo;</span> Elle est une figure typique de l&#8217;écologisme dominant. Celui des grandes institutions qui travaillent main dans la main avec les firmes multinationales plutôt que de les combattre. Un écologisme où ceux qui détruisent sont aussi ceux qui protègent, comme l&#8217;Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et bien sûr le WWF. <span class="emoji-tag">&raquo;</span><br />
<br />
 <span class="emoji-tag">&laquo;</span> Ce sont des capitalistes. Ils collaborent avec Coca-Cola, Shell, mais aussi Ikea ou Monsanto. Ils font donc de la politique. <span class="emoji-tag">&raquo;</span><br />
<br />
L&#8217;historien rappelle également que <span class="emoji-tag">&laquo;</span> le WWF [dispose] d&#8217;un budget supérieur à 350 millions d&#8217;euros <span class="emoji-tag">&raquo;</span>. Mais si l&#8217;on considère l&#8217;ensemble du réseau WWF mondial, les ressources cumulées dépassent aujourd&#8217;hui le milliard de dollars, soit plus de 120 milliards de francs CFP. A ce niveau-là, <span class="emoji-tag">&laquo;</span> on <span class="emoji-tag">&raquo;</span> peut payer des professionnels du jardinage et se dispenser de faire appel à des bénévoles non ? <span class="emoji-tag">&laquo;</span> On <span class="emoji-tag">&raquo;</span> pourrait aussi contribuer financièrement au combat judiciaire d&#8217;une petite association locale pour la protection des requins de NC&#8230;<br />
<br />
<span class="emoji-tag">&laquo;</span> Cet étrange couple prédation-protection, né des colons à la fin du XIXe siècle et sur lequel le WWF s&#8217;est construit, est toujours d&#8217;actualité 120 ans plus tard. On pourrait se contenter de penser que les partenariats entre le WWF et des multinationales comme Shell, Ikea ou Coca-Cola relèvent du greenwashing. En réalité, c&#8217;est plus complexe que ça. Prenons un exemple : en Éthiopie, l&#8217;entreprise mandatée pour piloter en 2016 l&#8217;expulsion des populations du parc national du Simien s&#8217;appelle Intersocial Consulting. Or, cette même entreprise travaille pour des groupes miniers et pétroliers, comme Rio Tinto, TotalEnergies et ExxonMobil pour planifier leurs projets de <span class="emoji-tag">&laquo;</span> développement durable <span class="emoji-tag">&raquo;</span>.<br />
<br />
 <span class="emoji-tag">&laquo;</span> Autrement dit, ce système de préservation va main dans la main avec la prédation. TotalEnergies peut continuer à exploiter et à détruire les écosystèmes africains parce qu&#8217;il finance la protection des parcs. Coca-Cola peut continuer à polluer puisqu&#8217;en parallèle, il aide le WWF à ramasser les bouteilles polluant les océans. Tout cela va de pair. Cet écologisme, soi-disant apolitique, a pour but de faire perdurer l&#8217;exploitation de l&#8217;environnement. Et c&#8217;est la position du WWF que de choisir de travailler avec des multinationales destructrices plutôt que de les combattre. <span class="emoji-tag">&raquo;</span><br />
<br />
Ces propos n&#8217;engagent évidemment que leur auteur. Ils émanent toutefois d&#8217;un universitaire reconnu dont les travaux portent depuis de nombreuses années sur les politiques internationales de conservation de la nature.<br />
<br />
Quant à nous, après plusieurs années d&#8217;observation des pratiques du WWF en Nouvelle-Calédonie, nous constatons que les critiques formulées par l&#8217;historien rejoignent ce que nous dénonçons publiquement depuis longtemps. Nous renvoyons notamment à notre communiqué du 17 novembre 2025.<br />
Le dernier fait d&#8217;armes du WWF local remonte au 23 mars 2026 : son représentant a soutenu une mesure de sanction visant la représentante d&#8217;EPLP membre du conseil d&#8217;administration de l&#8217;ANCB. Chacun appréciera ce qui ressort de cette décision.<br />
<br />
Eh bien voilà, vous comprendrez que, dans ces conditions, l&#8217;occasion était trop belle d&#8217;en <span class="emoji-tag">&laquo;</span> remettre une couche <span class="emoji-tag">&raquo;</span>&#8230;]]></description>
                <pubDate>Tue, 02 Jun 2026 02:31:00 +0200</pubDate>
                
            </item>
		
            <item>
                <title><![CDATA[Alerte au feu de batterie !]]></title>
                <link>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6469-alerte-au-feu-de-batterie/</link>
                <guid>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6469-alerte-au-feu-de-batterie/</guid>
                <description><![CDATA[COMMUNIQUE DU 30 MAI 2026<br />
<br />
Objet : alerte au feu de batterie !<br />
<br />
Le 13 mai 2026, l&#8217;association Ensemble Pour La Planète (EPLP) a lancé un appel d&#8217;urgence au Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie : il est tout simplement irresponsable d&#8217;autoriser le stationnement de véhicules électriques dans les parkings couverts et garages fermés des copropriétés sans aucune réglementation ni mesure de sécurité adaptée !<br />
<br />
En effet, les batteries lithium peuvent s&#8217;emballer thermiquement à tout moment, provoquant des incendies extrêmement difficiles, voire impossibles à éteindre.<br />
<br />
Aujourd&#8217;hui, la situation d&#8217;attente est catastrophique. Alors qu&#8217;il y a déjà quelques années, un incendie d&#8217;appartement a, semble-t-il, été provoqué par la (toute petite !) batterie d&#8217;un vélo électrique, il n&#8217;existe aucune règle locale pour encadrer la présence des grosses batteries lithium-ion dans des espaces confinés.<br />
<br />
Or, les conséquences de ces incendies de batterie lithium sont dramatiques et aggravées par plusieurs facteurs spécifiques aux parkings collectifs couverts et garages fermés :<br />
&#8226; difficulté extrême pour les pompiers de pénétrer et manoeuvrer dans ces espaces restreints ;<br />
&#8226; difficulté intrinsèque d&#8217;extinction des incendies de VE ;<br />
&#8226; propagation rapide du feu entre véhicules, transformant un simple incident en catastrophe majeure ;<br />
&#8226; <span class="emoji-tag">&laquo;</span> effet four <span class="emoji-tag">&raquo;</span> où la température monte très rapidement, fragilisant les structures du bâtiment et mettant en danger la vie des occupants ;<br />
&#8226; émission massive de fumées hautement toxiques qui asphyxient en quelques instants et compliquent l&#8217;intervention des secours ;<br />
&#8226; risque de reprise de feu, même après une première extinction&#8230;<br />
<br />
Malgré une opposition formelle et argumentée de la présidente d&#8217;EPLP contre l&#8217;installation des bornes de recharge et le stationnement de VE en parking collectif couvert, un syndic de la place a sciemment ignoré l&#8217;alerte, exposant délibérément les habitants à un danger accru. Ce refus délibéré de prendre en compte la sécurité collective constitue une faute grave, accentuant la responsabilité des gestionnaires et des autorités locales.<br />
<br />
Un rapport national de 2022 (CGEDD/IGA) est clair : les normes actuelles sont obsolètes et dangereuses, et il faut impérativement renforcer les dispositifs de détection, d&#8217;alarme et d&#8217;extinction automatique. Pourtant, en Nouvelle-Calédonie, aucune action n&#8217;a été engagée, exposant délibérément les habitants des copropriétés et les services d&#8217;urgence à un risque majeur, et ce, en raison de l&#8217;inaction coupable des autorités.<br />
<br />
Face à ce constat alarmant, EPLP exige :<br />
&#8226; l&#8217;élaboration immédiate d&#8217;une réglementation stricte et spécifique pour encadrer la présence des VE et bornes de recharge dans les parkings couverts collectifs et autres garages fermés ;<br />
&#8226; la prise de mesures conservatoires urgentes et notamment l&#8217;interdiction immédiate de stationner des VE et d&#8217;installer de nouvelles bornes dans ces espaces collectifs ;<br />
&#8226; l&#8217;organisation rapide de la dépose des installations déjà existantes.<br />
<br />
Maintenir le statu quo, c&#8217;est prendre ouvertement le risque d&#8217;un incendie dramatique aux conséquences humaines, matérielles et environnementales irréversibles. EPLP appelle donc le Gouvernement à agir sans tarder sous peine de voir la responsabilité de ses membres directement engagée en cas de sinistre.<br />
<br />
En résumé, cette situation est une bombe à retardement. Tôt ou tard, un incendie surviendra, ce sont les statistiques qui le disent. Il est donc urgent que le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie sécurise enfin les parkings collectifs couverts et garages fermés des copropriétés face aux dangers réels des batteries de véhicules électriques.<br />
<br />
Qu&#8217;en disent les assureurs ?<br />
<br />
NB : et que l&#8217;on ne nous rétorque pas que l&#8217;électrification des véhicules type berline ou SUV est une solution au réchauffement climatique&#8230;<br />
<br />
Pour EPLP,<br />
Martine Cornaille<br />
<br />
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<br />
<a class="offload" href="https://ensemble-pour-la-planete.org/upload/com_20260530_-_com_alerte_au_feu_de_batterie_dans_les_coproprietes.pdf">COM 20260530 - Com alerte au feu de batterie dans les copropriétés.pdf</a>]]></description>
                <pubDate>Sat, 30 May 2026 06:19:00 +0200</pubDate>
                
            </item>
		
            <item>
                <title><![CDATA[PNMC – IRD : merci à l’État… mais où sont passées transparence et expertise ?]]></title>
                <link>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6468-pnmc-e-ird-merci-a-leetate-mais-ou-sont-passees-transparence-et-expertise-e/</link>
                <guid>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6468-pnmc-e-ird-merci-a-leetate-mais-ou-sont-passees-transparence-et-expertise-e/</guid>
                <description><![CDATA[COMMUNIQUE DU 28 MAI 2026<br />
<br />
Objet : PNMC &#8211; IRD : merci à l&#8217;État&#8230; mais où sont passées transparence et expertise ?<br />
<br />
Alors que nos précédentes alertes sont restées sans suite officielle, voilà que les informations dont nous disposons concernant les projets <span class="emoji-tag">&laquo;</span> WALPOLE <span class="emoji-tag">&raquo;</span> et <span class="emoji-tag">&laquo;</span> MEGAFAUNE <span class="emoji-tag">&raquo;</span> financés dans le cadre du Parc naturel de la mer de Corail (PNMC) soulèvent à nouveau de très sérieuses interrogations sur la gouvernance scientifique et financière actuellement en place au Parc Naturel de la Mer de Corail.<br />
<br />
L&#8217;État consent pour ces études un effort financier considérable en faveur de la protection et de la connaissance du Parc naturel de la mer de Corail (PNMC).<br />
<br />
Les montants mobilisés sont exceptionnels à l&#8217;échelle de la <span class="emoji-tag">&laquo;</span> recherche <span class="emoji-tag">&raquo;</span> calédonienne :<br />
&#8226; environ 240 millions CFP pour le programme <span class="emoji-tag">&laquo;</span> MEGAFAUNE <span class="emoji-tag">&raquo;</span> selon les documents publics disponibles ;<br />
&#8226; plusieurs dizaines de millions CFP supplémentaires pour le programme <span class="emoji-tag">&laquo;</span> WALPOLE &#8211; restauration écologique <span class="emoji-tag">&raquo;</span> ;<br />
&#8226; avec des financements provenant principalement :<br />
     o du Fonds Vert de l&#8217;État ;<br />
     o de l&#8217;Office français de la biodiversité (OFB) ;<br />
     o ainsi que du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.<br />
<br />
Mais précisément, plus les financements publics sont importants, plus les exigences de transparence, de concurrence scientifique et d&#8217;exemplarité devraient être élevées.<br />
<br />
Or plusieurs éléments interrogent fortement.<br />
<br />
Première surprise, aucun appel à projets scientifique ouvert et concurrentiel ne semble avoir été organisé avant l&#8217;attribution de ces financements pourtant très élevés.<br />
<br />
Dans la recherche publique française, les financements importants sont normalement attribués :<br />
&#8226; après appels à projets ;<br />
&#8226; mise en concurrence des équipes ;<br />
&#8226; et évaluation scientifique indépendante.<br />
<br />
À titre de comparaison, les financements classiques de l&#8217;Agence nationale de la recherche (ANR) dépassent rarement 200 000 euros et sont obtenus au terme de procédures extrêmement sélectives, avec des taux d&#8217;échec très élevés.<br />
<br />
Ici, on parle de 1.6 millions d&#8217;euros engagés sans que les règles habituelles de concurrence scientifique n&#8217;apparaissent clairement.<br />
<br />
Ajoutons que le pilotage opérationnel du projet Walpole est confié à une contractuelle <span class="emoji-tag">&laquo;</span> Assistante Ingénieure de projet de recherche <span class="emoji-tag">&raquo;</span> (selon son profil Linkedin) ne disposant donc pas du statut de chercheur au sein de l&#8217;IRD. Mais elle est l&#8217;épouse d&#8217;un membre du conseil scientifique du Parc&#8230; ça en fait des histoires de famille au Parc-IRD !<br />
<br />
Deuxième interrogation, les principaux bénéficiaires des financements gravitent autour de réseaux déjà fortement impliqués dans les instances scientifiques du PNMC et la définition des priorités de recherche.<br />
<br />
Cette concentration nourrit inévitablement des interrogations sur les liens d&#8217;intérêts et sur l&#8217;indépendance réelle des mécanismes d&#8217;attribution.<br />
<br />
Troisième sujet de préoccupation, plusieurs scientifiques familiers des écosystèmes de la mer de Corail nous ont dit considérer que certains travaux financés relèveraient davantage de simples:<br />
&#8226; suivis écologiques ;<br />
&#8226; états de référence ;<br />
&#8226; études de faisabilité ;<br />
&#8226; voire de prestations proches de celles d&#8217;un bureau d&#8217;étude ;<br />
<br />
que de véritables programmes de recherche innovants de niveau international correspondant aux standards normalement attendus pour de tels montants.<br />
<br />
Ils s&#8217;interrogent sur le caractère réellement innovant de protocoles reposant principalement sur des opérations classiques de piégeage, d&#8217;appâtage ou d&#8217;épandage déjà largement documentées.<br />
<br />
En effet, la recherche scientifique ne consiste pas simplement à poser quelques pièges, à réaliser des inventaires ou tester des protocoles opérationnels déjà connus.<br />
<br />
Elle consiste d&#8217;abord:<br />
&#8226; à formuler des hypothèses ;<br />
&#8226; développer des approches innovantes ;<br />
&#8226; modéliser les trajectoires des écosystèmes en fonction de différents scénarios ;<br />
&#8226; publier dans les réseaux scientifiques internationaux ;<br />
&#8226; et faire progresser les connaissances.<br />
<br />
La question mérite donc d&#8217;être posée publiquement : le PNMC finance-t-il aujourd&#8217;hui une recherche scientifique indépendante, innovante et ouverte ou bien un système fonctionnant entre réseaux institutionnels, professionnels et familiaux déjà bien installés au PNMC ?<br />
<br />
Parce qu&#8217;il concerne l&#8217;utilisation de fonds publics considérables et la crédibilité de la recherche calédonienne, le sujet dépasse largement les personnes.<br />
<br />
Nous demandons donc :<br />
&#8226; la publication complète des procédures d&#8217;attribution des financements ;<br />
&#8226; la communication des évaluations scientifiques réalisées ;<br />
&#8226; la transparence sur les critères de sélection utilisés ;<br />
&#8226; ainsi que, à l&#8217;avenir, la mise en place systématique d&#8217;appels à projets ouverts, transparents et concurrentiels au sein du PNMC.<br />
<br />
Les Calédoniens sont en droit d&#8217;attendre d&#8217;institutions financées massivement par l&#8217;argent public l&#8217;excellence scientifique et des procédures irréprochables.<br />
<br />
La protection du plus grand espace maritime de Nouvelle-Calédonie mérite mieux qu&#8217;un entre-soi scientifique et institutionnel fonctionnant sans véritable regard extérieur.<br />
<br />
Pour EPLP,<br />
Martine Cornaille<br />
<br />
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<br />
<a class="offload" href="https://ensemble-pour-la-planete.org/upload/com_20260528_-_com_ird_walpole.pdf">COM 20260528 - Com IRD Walpole.pdf</a>]]></description>
                <pubDate>Thu, 28 May 2026 06:12:00 +0200</pubDate>
                
            </item>
		
            <item>
                <title><![CDATA[IRD Nouméa, tout le « système » est solidaire et cela nous impacte…]]></title>
                <link>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6467-ird-noumea-tout-le-systeme-est-solidaire-et-cela-nous-impactee/</link>
                <guid>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6467-ird-noumea-tout-le-systeme-est-solidaire-et-cela-nous-impactee/</guid>
                <description><![CDATA[<strong>COMMUNIQUE DU 23 MAI 2026</strong><br />
<br />
<strong>Objet : IRD Nouméa, tout le <span class="emoji-tag">&laquo;</span> système <span class="emoji-tag">&raquo;</span> est solidaire et cela nous impacte&#8230;</strong><br />
<br />
Les révélations publiées par BLAST (1) concernant l&#8217;IRD et sa représentation en Nouvelle-Calédonie jettent une lumière particulièrement inquiétante sur les mécanismes d&#8217;influence gravitant autour du Parc naturel de la mer de Corail (PNMC) co-présidé par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et l&#8217;Etat.<br />
<br />
Le document met notamment en cause l&#8217;existence d&#8217;un <span class="emoji-tag">&laquo;</span> réseau relationnel non régulé <span class="emoji-tag">&raquo;</span> structuré autour de l&#8217;ancienne présidente du conseil scientifique du PNMC et figure centrale de l&#8217;IRD en Nouvelle-Calédonie pendant près de vingt ans.<br />
<br />
Selon le rapport cité, ce réseau aurait :<br />
&#8226; contrôlé les processus décisionnels ;<br />
&#8226; organisé l&#8217;opacité des décisions ;<br />
&#8226; neutralisé les contre-pouvoirs ;<br />
&#8226; et imposé un fonctionnement clanique et autoritaire fondé sur la cooptation.<br />
<br />
Les faits rapportés sont extrêmement graves. Et, coïncidence, ils renforcent ce que dénonce EPLP en tant que membre du comité de gestion du parc Naturel de la Mer de Corail (comité devenu, selon le seul bon plaisir du gouvernement, <span class="emoji-tag">&laquo;</span> comité consultatif <span class="emoji-tag">&raquo;</span>)&#8230;<br />
<br />
Le document souligne notamment que le PNMC a financé de nombreux projets directement pilotés par Mme X ou par des chercheurs proches, siégeant eux-mêmes dans les instances scientifiques du Parc, parmi lesquels M. Y dirigeant actuel de la représentation IRD de Nouméa.<br />
<br />
Il est notamment indiqué que :<br />
&#8226; l&#8217;unité de recherche dirigée par Mme X aurait été l&#8217;un des principaux bénéficiaires de financements liés au PNMC ;<br />
&#8226; et que plusieurs centaines de milliers d&#8217;euros de fonds publics auraient ainsi circulé dans un système fonctionnant en vase clos.<br />
<br />
Le document évoque également des interrogations déontologiques concernant les prestations de communication réalisées pour l&#8217;IRD Nouvelle-Calédonie par la société dirigée par Mme Y, épouse de M. Y.<br />
<br />
Plus grave encore, malgré :<br />
&#8226; les alertes syndicales ;<br />
&#8226; les conclusions accablantes du rapport Cateis ;<br />
&#8226; et les demandes explicites de changement de gouvernance ;<br />
<br />
l&#8217;IRD a :<br />
&#8226; maintenu Mme X dans ses fonctions d&#8217;influence via l&#8217;éméritat ;<br />
&#8226; nommé M. Y a la tête de l&#8217;IRD en Nouvelle-Calédonie ;<br />
&#8226; et continué à placer ces mêmes réseaux au coeur des dispositifs scientifiques et financiers liés au PNMC (avec l&#8217;assentiment du gouvernement de la Nouvelle- Calédonie et de l&#8217;Etat).<br />
<br />
Nous dénonçons avec force ces liens d&#8217;intérêts et la confiscation de la gouvernance scientifique et stratégique du Parc naturel de la mer de Corail.<br />
<br />
EPLP a alerté officiellement les membres du comité de gestion et ses co-présidents.<br />
Sans qu&#8217;aucune suite ne soit donnée autre que la désignation de Mme X au comité de gestion des fonds du Parc.<br />
<br />
Cet article au vitriol qui confirme nos constats sera-t-il à même de <span class="emoji-tag">&laquo;</span> changer la donne <span class="emoji-tag">&raquo;</span> ?<br />
<br />
Le PNMC n&#8217;appartient ni à un réseau d&#8217;influence institutionnel, ni à quelques personnalités installées depuis des années au coeur des dispositifs de financement et d&#8217;expertise.<br />
<br />
Ce Parc, c&#8217;est LE NÔTRE !<br />
<br />
Il constitue un patrimoine collectif exceptionnel et un espace stratégique majeur pour la Nouvelle-Calédonie.<br />
<br />
Dans ces conditions, nous REdemandons :<br />
&#8226; toute la transparence sur les programmes de recherche autorisés dans le Parc ainsi que sur les financements attribués ;<br />
&#8226; un audit indépendant des circuits de décision et d&#8217;attribution des fonds ;<br />
&#8226; ainsi que l&#8217;intervention d&#8217;un déontologue en vue d&#8217;une saine révision des mécanismes de gouvernance actuellement en place.<br />
<br />
En effet, il n&#8217;est pas acceptable que les mêmes acteurs :<br />
&#8226; conçoivent les orientations scientifiques ;<br />
&#8226; siègent dans les instances consultatives et orientent les priorités du Parc ;<br />
&#8226; puis bénéficient eux-mêmes des financements publics associés.<br />
<br />
La protection (?) du plus grand espace maritime de Nouvelle-Calédonie mérite mieux qu&#8217;un système de cooptation opaque (2) fonctionnant entre réseaux d&#8217;influence, dépendances institutionnelles et absence de contre-pouvoirs.<br />
<br />
Pour EPLP,<br />
Martine Cornaille<br />
<br />
(1) <a class="offload" href="https://www.blast-info.fr/articles/2026/recherche-francaise-managementtoxique-sous-les-tropiques-Rc-a3OzfR3O8nW1wsqd1QQ">https://www.blast-info.fr/articles/2026/recherche-francaise-managementtoxique-sous-les-tropiques-Rc-a3OzfR3O8nW1wsqd1QQ</a><br />
<br />
(2) cela vaut pour TOUTES les désignations : appel à candidature confidentiel voire absent, absence de critères objectifs de sélection&#8230; Ce qui compte pour siéger, c&#8217;est d&#8217;appartenir au <span class="emoji-tag">&laquo;</span> système <span class="emoji-tag">&raquo;</span> et de ne pas le déranger&#8230;<br />
<br />
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<br />
<a class="offload" href="https://ensemble-pour-la-planete.org/upload/com_20260523_-_com_ird_systeme_solidaire_et_pnmc.pdf">COM 20260523 - Com IRD système solidaire et PNMC.pdf</a>]]></description>
                <pubDate>Sat, 23 May 2026 05:33:00 +0200</pubDate>
                
            </item>
		
            <item>
                <title><![CDATA[Formatage des esprits, no limit avec l’IA !]]></title>
                <link>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6465-formatage-des-esprits-no-limit-avec-leia/</link>
                <guid>https://ensemble-pour-la-planete.org/articles/?url=/385-la-une/6465-formatage-des-esprits-no-limit-avec-leia/</guid>
                <description><![CDATA[COMMUNIQUE DU 17 MAI 2026<br />
<br />
Objet : formatage des esprits, no limit avec l&#8217;IA !<br />
<br />
Nous avons vu passer plusieurs questionnements d'enseignants sur le sujet de l&#8217;utilisation de l&#8217;Intelligence Artificielle (IA) à l&#8217;école et à l&#8217;université : quelles limites ? Comment évaluer des travaux d&#8217;élèves produits avec IA ?<br />
<br />
Mais après avoir <span class="emoji-tag">&laquo;</span> testé <span class="emoji-tag">&raquo;</span> nous-mêmes plusieurs IA, et en nous cantonnant à l&#8217;éducation, c&#8217;est une autre question qui nous taraude.<br />
<br />
En effet, les réponses que nous avons obtenues nous sont apparues d&#8217;un conformisme poussé à l&#8217;extrême. Et si nous avons parfois pu leur <span class="emoji-tag">&laquo;</span> arracher <span class="emoji-tag">&raquo;</span> quelques bémols voire de vraies remises en cause, c&#8217;est parce que nous sommes un public averti qui ne s&#8217;en laisse pas conter.<br />
<br />
Alors nous nous inquiétons de ce que nos jeunes, sans recul, sans expérience et aux connaissances limitées, ne subissent de véritables formatages intellectuels sur des sujets qui touchent au coeur de nos vies :<br />
&#8226; la santé ;<br />
&#8226; l&#8217;environnement ;<br />
&#8226; les libertés publiques ;<br />
&#8226; les choix technologiques et sociétaux.<br />
<br />
Derrière l&#8217;apparente neutralité de ces outils se cache une mécanique bien peu innocente :<br />
&#8226; sélection et hiérarchisation des sources ;<br />
&#8226; invisibilisation de certaines critiques et discrédit implicite des positions minoritaires.<br />
<br />
Et sous une apparente modération se cache en fait une logique de <span class="emoji-tag">&laquo;</span> normalisation <span class="emoji-tag">&raquo;</span> des opinions parfaitement identifiable.<br />
<br />
Au final, l&#8217;IA, c&#8217;est la reproduction automatique des narratifs dominants.<br />
<br />
Plus inquiétant encore : ces outils répondent avec une assurance et une fluidité telles que beaucoup d&#8217;utilisateurs, notamment les plus jeunes, confondront facilement aisance rédactionnelle et vérité.<br />
<br />
Or, un discours bien formulé n&#8217;est pas nécessairement un discours juste.<br />
<br />
Nous l&#8217;avons expérimenté avec des <span class="emoji-tag">&laquo;</span> inventions <span class="emoji-tag">&raquo;</span> de jurisprudences par exemple.<br />
<br />
Plus grave encore : l&#8217;IA produit des réponses immédiates à presque toutes les questions, habituant progressivement les utilisateurs à l&#8217;idée qu&#8217;il existerait toujours une réponse simple immédiatement disponible.<br />
<br />
Or, la pensée commence précisément là où apparaissent le doute, la contradiction et la reconnaissance des limites du savoir.<br />
<br />
L&#8217;IA ne pense pas. Elle agrège, sélectionne, reformule et reproduit des contenus produits dans un environnement structuré par :<br />
&#8226; des rapports de pouvoir ;<br />
&#8226; des intérêts économiques ;<br />
&#8226; des biais culturels ;<br />
&#8226; et des choix idéologiques.<br />
<br />
Dans un environnement dominé par de puissants intérêts économiques et industriels ayant tout intérêt à la stabilité des récits dominants, l&#8217;IA tait les positions critiques, dissidentes ou minoritaires, même lorsque celles-ci soulèvent des questions légitimes.<br />
<br />
L&#8217;IA doit donc être regardée pour ce qu&#8217;elle est : non un oracle neutre et omniscient, mais un outil statistique produisant des réponses sous influence.<br />
<br />
Le danger est intellectuel. Car plus ces outils produisent des raisonnements <span class="emoji-tag">&laquo;</span> prêts à l&#8217;emploi <span class="emoji-tag">&raquo;</span>, plus ils encouragent la paresse cognitive.<br />
<br />
À force de déléguer la <span class="emoji-tag">&laquo;</span> réflexion <span class="emoji-tag">&raquo;</span> à des machines entraînées à produire des réponses socialement acceptables, le risque est immense de fabriquer des générations capables de reformuler parfaitement des idées qu&#8217;elles n&#8217;ont jamais réellement examinées.<br />
<br />
À terme, le danger c&#8217;est la pensée unique.<br />
<br />
Former des esprits critiques demande du temps, du doute, de la contradiction et du travail. Produire du texte instantané demande seulement une requête sur clavier.<br />
<br />
Pour EPLP,<br />
Martine Cornaille<br />
<br />
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<br />
<a class="offload" href="https://ensemble-pour-la-planete.org/upload/com_20260517_-_com_formatage_par_ia.pdf">COM 20260517 - Com formatage par IA.pdf</a>]]></description>
                <pubDate>Sun, 17 May 2026 06:33:00 +0200</pubDate>
                
            </item>
		
	</channel>
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