COMMUNIQUE DU 20 FEVRIER 2026Objet : Un peu de ce qu’EPLP fait…
EPLP et sa présidente sont régulièrement invectivées. Trop ci, pas assez ça…
Parmi les reproches, l’« activisme judiciaire ». Nous l’assumons pleinement.
Aujourd’hui, EPLP porte 74 recours (!!!!), dont une bonne cinquantaine de contentieux administratifs. Ce chiffre n’est pas neutre. Il est la conséquence de carences institutionnelles graves et persistantes. Lorsqu’aucune réponse n’est donnée, il ne reste que le juge, ultime garantie démocratique.
Au premier rang des acteurs défaillants, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie avec 29 recours pendants. En effet, il ne répond pas à nos demandes de communication de documents pas plus qu’il n’instruit les dossiers que nous lui proposons. Et, sauf très rares exceptions, ses membres n’acceptent pas de nous recevoir. Vous avez dit mépris ?!
NB : Précisons et c’est savoureux, qu’il n’accuse jamais réception de nos courriers et se prévaut ensuite devant le juge du fait qu’EPLP ne prouve pas que lesdits courriers lui ont bien été transmis ! Mauvaise foi consommée…
Sur quels sujets croisons-nous le fer avec lui ? Voici quelques exemples. Chacun jugera de leur pertinence...
1) Révision de la charte agriculture responsable » pour en exclure 3 pratiques : l’utilisation d’OGM -tous les OGM-, les pesticides CMRP T et T+, l’hydroponie.
2) Révision de toutes les autorisations délivrées en matière de produits phytopharmaceutiques (selon jurisprudence hexagonale).
3) Retrait de l’homologation de l’insecticide cyperméthrine (selon jurisprudence UE).
4) Carence fautive liée à l’absence d’inspections tous élevages NC.
5) Complément de réglementation OGM pour intégrer les OGM obtenus par mutagenèse.
6) Intégration des environnementalistes aux instances de gestion de la pêche : les stocks de poissons sont le bien commun de tous les Calédoniens, ils doivent être gérés sous le regard des environnementalistes.
7) Refus de communication des analyses de résidus de mercure dans les grands pélagiques : 7 ans qu’on les attend !
8) Retrait du « vaccin » PFIZER anti Covid : dans le contexte de la surmortalité calédonienne importante et durable, EPLP n’affirme rien mais demande l’application du principe de précaution.
9) Carence fautive : pas de recherche faite quant à l’origine de la surmortalité NC.
10) Prévention des nuisances sonores (15 ans que cela dure malgré un jugement favorable à EPLP ! Vous avez dit immobilisme ?!).
11) Définition de critères d’évaluation du dépistage systématique du cancer du sein par mammographie : par exemple, évolution de la mortalité des femmes dépistées toutes causes confondues.
12) Révision de la nature et de la composition des organes du PNMC pour en exclure tous les conflits d’intérêt (un gros travail !).
13) Extension (insuffisante !) des réserves marines du Parc naturel de la mer de Corail (PNMC).
14) Composition du C3C : le comité consultatif calédonien du climat créé très récemment exclut les environnementalistes !
15) Déploiement des compteurs communicants sans information préalable, sans consentement éclairé, non respect des refus des abonnés…
16) Déploiement de la 5G : après quel débat, quelles études d’impact et quelle information ?
17) Refus de l’agrément santé d’EPLP : pourquoi, sur quels critères objectifs ?
18) Refus de communication des études légitimant les obligations vaccinales calédoniennes.
19) Idem documents frais de mission UNOC (sommet océan de Nice juin 2025).
20) Idem convention RRB-gouvernement NC / subvention : quid des contreparties aux fonds publics alloués, notamment quelles obligations en matière de pluralisme ?
21) Idem rapport potentiel hydrogène de la Nouvelle-Calédonie.
22) Idem documents relatifs à la gestion des conteneurs de malt infestés : détruits ou brassés ?
23) Idem convention BEZOS pour le PNMC : quelles contreparties aux 420 millions du généreux donateur ?
24) Idem documents d’évaluation des demandes de subvention du fonds exceptionnel ANCB : quels critères objectifs de sélection ?
A la lecture de cette très longue liste, vous chercherez vainement les outrances et mesurerez l’irresponsabilité de ceux qui prétendent nous gouverner.
NB : Les autres recours administratifs d’EPLP concernent la province Sud (15 dont une très grosse majorité concerne les ICPE), la mairie de Nouméa (2), la mairie de Maré (1) et l’Etat (2).
Enfin, précisons que 17 dossiers impliquant des privés sont portés devant d’autres juridictions.
Nous ne cherchons pas le conflit. Mais nous ne l’évitons pas lorsqu’il s’impose. Nous constatons les carences et nous agissons. Si nos recours sont un problème, alors que l’on corrige les manquements qui les provoquent.
Précisions que les tâches accomplies par EPLP ne s’arrêtent pas là, loin s’en faut...
Nous appelons donc les Calédoniens à bien mesurer le travail consenti à LEUR SERVICE par les bénévoles d’EPLP.
Quant aux organes de presse locaux (télédiffusés, radiodiffusés et écrits) si peu enclins à relayer nos travaux, critiques et propositions, que dire ? Qu’ils sont « à côté de la plaque » en termes de traitement de l’actualité sanitaire et environnementale ? C’est l’évidence même…
A quand le sursaut des uns et des autres ?
Pour EPLP,
Martine Cornaille
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