COMMUNIQUE DU 5 JUILLET 2026Objet : infolettre juin 2026. Cette infolettre revient en bref sur les
quelques actions menées par EPLP en juin 2026. Santé publique, environnement,
deniers publics, industrie et aménagement du territoire : autant de sujets sur lesquels
l'association poursuit son action de vigilance et de proposition. Soutenez EPLP !
SOMMAIRE
1. Stands de tir : la Province Sud et le Gouvernement saisis de la pollution au plomb
2. STEP de Tontouta : une proposition qu'EPLP défend depuis... 18 ans !
3. Cadmium : inertie des autorités et contrôles sanitaires largement insuffisants
4. Mercure des grands pélagiques : où sont passées les analyses ?
5. RRB reçoit 39 millions CFP supplémentaires: pour quels services rendus ?
6. Réforme du code minier : EPLP démonte le projet de révision des réserves
métallurgiques
7. Réforme du code de l'urbanisme : beaucoup d'affichage et un scandale sur les
« zones extractives »
8. Berme de KO2 à Goro : vigilance maximale sur la sécurité du barrage
9. Enercal : un gouvernement débiteur qui menace son propre créancier !
10. Laboratoires de sécurité de l'UNC : l’omertà continue
11. Fipronil : le Conseil d'État refuse de suspendre l'autorisation
12. ISEE 2025 : surmortalité persistante et natalité en chute libre
13. SLN : hécatombe sous-marine silencieuse liée au pompage d'eau de mer
14. Scarabée rhinocéros : 30 millions CFP débloqués... sept ans après !
15. Carcasses de requins : les documents de la mairie confirment les affirmations
d'EPLP
16. Subventions : après l'État, la Province Sud refuse également d'aider EPLP
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1 . Pollution au plomb des stands de tir : la province Sud nous a répondu qu’elle
se penchait sur les aspects réglementaires et transmettait notre courrier au
gouvernement de la NC pour traitement des aspects sanitaires. On suivra…
2. STEP de Tontouta: une liste candidate en PSud reprend à son compte la
promotion d’une STEP (1). 18 ans après EPLP mais tout de même, cela fait plaisir…
Rappelons que l’ « énergie décidera de tout » en matière de métallurgie selon un
universitaire de l’UNC. Le même ajoute que, s’agissant de nos 3 usines
métallurgiques : « Le sujet n'est pas le coût du travail, il est structurel et il est
énergétique. » Ah si EPLP était mieux entendue…
3. Cadmium : quelle est la situation en Nouvelle-Calédonie ? Nous avons alerté le
gouv NC en place qui n’a pas réagi à notre alerte d’août 2025. Le prochain
gouvernement sera-t-il plus réactif à nos préoccupations ? On note que la DAVAR
(encore elle !) met en place des PSPC (2) « originaux » en ce sens qu’ils ne servent
pas à grand-chose (pour le cadmium et tous les autres contaminants !). Nous
publierons la semaine prochaine un communiqué dédié sur notre page FB ou notre
site.
4. Mercure des grands pélagiques : là aussi, silence du gouv qui retient
farouchement les résultats d’analyses réalisées à notre grand dam par le syndicat des
pêcheurs hauturiers et pas par le laboratoire officiel de la NC… Ajoutons que la DAVAR
(sans commentaire !) ne diligente plus d’analyse de résidus de mercure depuis 2015
sauf sur thons destinés à l’export. Et ceux que mangent les Calédoniens ? Ben on s’en
moque ! Il y a manifestement du « ménage à faire » au service de la pêche et à la
DAVAR…
5. RRB : la manne publique continue ! Nous apprenons que le 22 mai 2026, le
gouvernement a voté une nouvelle subvention de 39 millions à la « radio d’opinion ».
Pour quels services rendus ?
6. Réserves métallurgiques et révision du code minier : nous avons étudié le
projet de délibération et nous n’en sommes pas encore remis ! Cf communiqué
spécifique sur notre page FB ou notre site.
7. Révision du code de l’urbanisme : le Comité Consultatif de l’Environnement
nous a demandé notre avis sur la proposition du gouvernement de réforme du code
de l’urbanisme. Sous couvert de durabilité, nous n’avons vu que des mots, rien que
des mots… Le gouvernement ne serait pas compétent « pour aller plus loin ». Mais
alors pourquoi une réforme à cette heure ? Commençons par régler le principal avant
de passer aux détails !
Cela étant dit, nous avons aussi beaucoup critiqué une proposition de créer des
« zones extractives » sur la seule base de l’existence d’un « potentiel géologique ».
Les zones minières non encore exploitées sont actuellement placées en… « zones
naturelles », c’est… surprenant et inadmissible. EPLP a donc demandé cette
modification en CAUPS (comité d’aménagement et d’urbanisme de la province Sud
dont nous sommes membres). Mais nous nous sommes hérissés devant le maigre
critère retenu, largement insuffisant pour préserver la ressource en eau, la
biodiversité et les équilibres socio-économiques.
8. Berme de KO2 à Goro : nous avons analysé les derniers rapports mensuels
d'auscultation disponibles (janvier et février 2026). Ceux-ci mettent en évidence une
amélioration des paramètres mesurés au niveau des drains depuis l'apparition de
l'importante infiltration observée dans une zone du barrage. Les experts attribuent
cette évolution à une diminution de la conductivité des eaux récupérées, qu'ils
interprètent comme la conséquence d'un colmatage progressif de la fuite par les
résidus eux-mêmes.
Cette évolution ne signifie toutefois pas que toutes les conséquences de
cette infiltration ont disparu. En effet, outre la potentielle fragilisation de l’ouvrage
(voir ci-après déplacements), les rapports montrent que les eaux infiltrées continuent
de migrer vers les eaux souterraines avant de ressortir notamment au niveau des
sources WK17 et WK20, qui alimentent ensuite les eaux superficielles situées à l'aval
du parc à résidus. L'état des eaux souterraines demeure ainsi un enjeu majeur, tant
pour lui-même que pour ses répercussions sur les milieux aquatiques de surface.
Par ailleurs, les données géotechniques montrent que le barrage continue de
se déformer. Les déplacements horizontaux cumulés atteignent désormais environ
400 mm sur certains inclinomètres, avec des évolutions qui se poursuivent encore de
quelques millimètres au cours du seul mois de février 2026. Ces déplacements sont
analysés par les experts comme compatibles avec le comportement attendu de
l'ouvrage, mais ils confirment que celui-ci reste en évolution et justifient le maintien
d'une surveillance particulièrement rigoureuse.
Pour EPLP, l'enjeu majeur demeure avant tout la sûreté du barrage KO2. La
diminution des paramètres observés dans les drains constitue un élément
encourageant, mais elle ne dispense pas de vérifier, dans la durée, que l'ouvrage a
retrouvé un fonctionnement hydraulique normal, que les infiltrations sont
effectivement maîtrisées et que les déformations observées restent durablement sous
contrôle.
Compte tenu des conséquences humaines, environnementales et
économiques qu'entraînerait la rupture d'un barrage de cette dimension,
aucune amélioration ponctuelle d'un indicateur ne saurait conduire à
relâcher la vigilance. EPLP poursuivra donc un suivi attentif des indicateurs de
stabilité de l'ouvrage ainsi que de l'évolution des eaux souterraines et des eaux
superficielles en aval, ces dernières constituant des témoins essentiels de l'évolution
de la situation.
9. ENERCAL menacé de sanctions financières : le fournisseur d’électricité a dû
renoncer à moult travaux d’entretien faute de voir la Nouvelle-Calédonie régler sa
dette depuis de longues années (plus de 20 milliards CFP). Les pannes se sont
multipliées. Et contre toute attente, le gouvernement ose « faire porter le chapeau »
à l’industriel qu’il menace de sanctions financières… Une belle inversion accusatoire.
On aura tout vu de la part de ce gouvernement finissant !
10. LABOS DE SECURITE DE L’UNC : après plusieurs demandes nous avons reçu
de l’Université des conventions largement caviardées, sans aucune explication des
occultations pratiquées. Ce caviardage ne nous permet pas de prendre la mesure de
ce qui ets en cours. Par ailleurs, l’Institut Pasteur n’a lui, même pas accusé réception
de nos demandes…
L’opacité entretenue sur ce projet présenté comme stratégique pour la Nouvelle-Calédonie
ne laisse pas de nous inquiéter. Nous continuons à vouloir savoir et
déployons de nouveaux efforts…
11. FIPRONIL : le 19 juin, le Conseil d’Etat a estimé qu’il n’y avait pas d’urgence à
statuer sur l’autorisation donnée à la substance active FIPRONIL par le gouv. NC et a
rejeté notre appel du jugement en référé du TA NC. Nous attendrons donc la décision
du juge du fond. Mais que c’est long et pénible ! Et… incompréhensible s’agissant
d’une substance interdite dans TOUTE L’UE QUELLE QUE SOIT SA
FORMULATION ET SON USAGE…
12. DONNEES DEMOGRAPHIQUES ISEE 2025 : la surmortalité inexpliquée
demeure à un niveau élevé et la natalité s’effondre. On aimerait que les autorités
s’emparent de ces données et nous expliquent ce qu’il se passe… Voir notre
communiqué dédié sur notre page FB ou notre site.
13. HECATOMBE SOUS MARINE A LA SLN : EPLP lance l’alerte sur les
conséquences du pompage d’eau de mer pour le refroidissement de la CAT. Ce sont
des milliards d’êtres vivants qui sont sacrifiés mais personne n’en parle… Voir notre
communiqué dédié sur notre page FB ou notre site
14. SCARABEE RHINOCEROS : le gouvernement a voté le 24 juin 2026 une
subvention à l’IAC (Institut agronomique calédonien) de 30 millions CFP pour
organiser la lutte biologique contre l’envahisseur. Pour un insecte découvert en 2019,
il est grand temps !!!! On est atterré par le laxisme de nos gouvernants, des services
et organismes concernés.
15. CARCASSES DE REQUINS : un internaute adepte de Facebook est très agressif
envers EPLP. Il dit que notre annonce concernant le compostage des carcasses de
requins issues des campagnes d’abattage de Mme le maire de Nouméa est fausse.
Alors voilà un extrait du document transmis par la mairie…
"Compte-rendu de l'opération de pêche post-attaque survenue le 15 avril 2026 à la Côte Blanche
3.4 Gestion des carcasses
Quotidiennement, les carcasses de requins sont chargées dans un camion sur un terrain
du port autonome, et évacuées vers la plateforme de compostage de Karebga située à Tontouta,
conformément à l'arrêté n°1979-2026/ARR/DDDT susvisé."
16. SUBVENTIONS A EPLP : après le refus de l’Etat, nous enregistrons le refus de
la province Sud d’accorder quelques sous à EPLP. Là aussi, fatigués de l’ostracisation
d’EPLP, nous demanderons aux juges d’apprécier la légalité de ces décisions
incompréhensibles (il n’est que de voir ce qui précède et ce n’est pas exhaustif…
.Pour EPLP, Martine Cornaille
(1) STEP = station de transfert d’énergie par pompage turbinage. L’eau d’un réservoir
bas est pompée vers un réservoir haut en cas de surproduction d’électricité
renouvelable. L’eau du réservoir haut peut être turbinée à volonté pour produire du
courant.
(2) PSPC = plan de contrôle et de surveillance
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